Confortablement niché entre mer et forêt, le Touquet n’a pas volé son surnom de “Jardin de la Manche”. Avec ses cottages harmonieusement intégrés au paysage forestier et ses élégants parcs et jardins, la station séduit par son charme discret.

Une élégante “ville jardin”

Jardins français ou anglais, pittoresques ou publics… La station ne manque pas de ces lieux de détente, harmonieusement mis en scène. Ces îlots de verdure ne sont pas isolés, mais connectés entre eux par de belles avenues où la nature prend toute sa place.

« On peut certes fleurir une plage dénudée, on en peut fleurir les bâtisses de béton (…), mais cela n’a rien à voir avec le jardin. Le jardin, c’est l’ordre dans la grâce ; rien n’y est laissé au hasard. Le ton des fleurs, le volume des arbres, l’élan des sous-bois, la folie de l’eau, l’indolence de la pelouse obéissent au plan de l’homme. »

Maurice Verne, écrivain, 1927

Plus qu’une simple station balnéaire, Le Touquet est donc une “ville jardin”, où la nature est reine.

Promenade de jardin en jardin

La promenade, disponible dans le guide de visite “Le Touquet-Paris-Plage, jardin de la Manche”, démarre aux alentours des jardins du Palais des Congrès. Ici, les élégants topiaires pyramidaux illustrent le savoir-faire des jardiniers formés au château de Versailles.

A deux pas, le parc Fernand Holuigue est particulièrement spectaculaire au printemps. On admire alors la floraison de sa rivière de 13700 bulbes et de ses cerisiers blancs du Japon.

Le jardin d’Ypres, quant à lui, se trouve à l’emplacement du tout premier jardin public du Touquet. Peuplé notamment de chênes, de cyprès et de cèdres du Liban, difficile d’imaginer qu’il fut pendant la Première Guerre mondiale un champ de pommes de terre ! Son nom est d’ailleurs un hommage à cette époque, où la station accueillit 3000 réfugiés belges de la municipalité d’Ypres. Il a été totalement restauré en 1949, dans le style Napoléon III.

Cap ensuite sur le jardin de l’hôtel de ville, dont les parterres de buis sont en parfaite harmonie avec l’architecture du bâtiment. Une caractéristique que l’on retrouve dans le jardin voisin de l’église Sainte Jeanne d’Arc. Ici, les parterres colorés dialoguent volontiers avec les vitraux. Le jardin en lui-même est d’inspiration cubiste.

À la rencontre de l’art et du jardin

En suivant le boulevard Daloz vers l’avenue Saint-Jean, on arrive ensuite au Square Robert Lassus, qui fait l’angle. On y retrouve notamment d’élégants topiaires, qui évoquent le partenariat entre la ville et l’European Boxwood and Topiary Society (EBTS), première association européenne d’amateurs de jardins. 

Le Jardin des Arts n’est pas loin. Impossible de manquer cette “place-jardin” réaménagée en 2017, régulièrement investie par les artistes. Au milieux des arbres, une sculpture monumentale, en acier inoxydable, attire immanquablement l’attention. Elle est l’œuvre d’Albert Féraud. 

Cap ensuite sur le parc des pins. Ce morceau de sous-bois à l’état sauvage abrite 93 espèces végétales différentes, dont 5 d’intérêt patrimonial. En suivant son sentier bordé de buis et de conifères, en croisant au passage le kiosque Serge Gainsbourg, il ne reste plus qu’à rejoindre les jardins du Palais des Congrès via l’avenue du Verger et ses parterres fleuris. La boucle est bouclée.